Deux journalistes nigériens, écroués depuis novembre 2025 pour « complicité de diffusion » d’un « document de nature à troubler l’ordre public », ont été remis en liberté mercredi, a-t-on appris auprès de leurs proches et d’une source judiciaire.
Le Niger est dirigé depuis 2023 par un régime militaire qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum. Youssouf Seriba, le directeur de publication du média en ligne Les Echos du Niger, et Oumarou Kané, le directeur du journal Le Hérisson, avaient été arrêtés puis écroués début novembre 2025 à Kollo, près de Niamey.
Une source judiciaire a confirmé leur libération, sans donner des précisions. Les deux journalistes avaient été arrêtés en lien avec la fuite d’une invitation à un point de presse adressée au média privée Saraounia par le Fonds de solidarité, une structure créée par le régime militaire pour appeler la population à un soutien financier.
Cette invitation s’est retrouvée sur les réseaux sociaux et a été utilisée par des proches de Bazoum pour critiquer le régime qui le détient toujours. Un troisième journaliste nigérien, détenu pour les mêmes motifs, reste, lui, toujours emprisonné.
Selon l’ONU, 13 journalistes au total ont été arrêtés en 2025 au Niger. Après plusieurs mois d’incarcération, trois d’entre eux, dont le correspondant de la radio allemande Deutsche Welle, ont été remis en liberté début mai.
Trois journalistes sont toujours détenus, déplorent des organisations locales de la presse.
Debut mai, le militant Nassirou Bodo a été placé sous mandat de dépôt à la prison de Niamey, après avoir émis des critiques à l’encontre du régime militaire. Moussa Tchangari, une figure de la société civile critique de la junte, est lui aussi incarcéré depuis décembre 2024, notamment pour « apologie du terrorisme et atteinte à la sûreté de l’E


