La junte au pouvoir au Burkina Faso a décidé de la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » de la grande mosquée sunnite de Ouagadougou annonce l’arrêté du gouverneur de la région de la capitale, Abdoulaye Bassinga.
Une décision que les autorités burkinabè justifient en évoquant des « risques de troubles à l’ordre public » après des manifestations ayant conduit à l’arrestation de plusieurs fidèles.
Cette décision de la junte au pouvoir intervient quelques jours après l’arrestation de l’influent imam et prédicateur sunnite Mohamed Ishaq kindo qui avait dénoncé un projet de loi encadrant l’exercice des libertés religieuses.
Des critiques qui ont conduit à l’arrestation de l’imam dont l’interpellation a provoqué le rassemblement de nombreux fidèles réclamant sa libération, et protestant contre la répression des voix critiques du régime du président Ibrahim Traoré.
Un habitant de Ouagadougou, témoin de ces rassemblements a rapporté que « plusieurs dizaines ( de ces fidèles) ont été interpellés, certains après des courses poursuites avec les policiers ».
Une source sécuritaire a confirmé les interpellations et confie qu’ils sont « près d’une centaine de soutiens » à l’imam Kindo. Il ajoute qu ‘ « ils ont tous été transférés au camp du groupement des Compagnies républicaines de sécurité pour une formation civique et citoyenne ».
Il faut noter que plusieurs personnes interpellées sont parfois enrôlées de force pour combattre les jihadistes au front, ou sont portées disparues.


