Les autorités sud-soudanais ont annoncé ce lundi qu’au moins 169 personnes ont été tuées par des attaquants armés ce dimanche dans le nord du Soudan du Sud, zone où les violences ont fortement empiré ces dernières semaines.
Elizabeth Achol, ministre de la Santé de la région administrative de Ruweng, où les tueries ont eu lieu, a déclaré que « 169 corps ont été inhumés dans une fosse commune » en confirmant cet massacre.
Selon James Monyluak, ministre de l’Information de la zone, ce « chiffre pourrait encore augmenter si d’autres corps sont découverts », il rassure par ailleurs que la situation sécuritaire s’est déjà stabilisée.
James Monyluak explique de même que cette tuerie a duré plus de trois heures et a démarré par une attaque vers 04H30 (02H30 GMT) ce dimanche dans le comté d’Abiemnom, près de la frontière avec le Soudan.
Selon une source diplomatique, ce massacre est l’œuvre de jeunes de l’ethnie Nuer venus de l’État voisin d’Unité, qui se seraient vengés du meurtre de certains des leurs dans un marché d’Abiemnom, dans le comté de Ruweng.
Le ministre détaille par ailleurs qu’ « environ 80 des victimes étaient des civils, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées » et avec une quarantaine des militaires.
Après ce massacre, l’Organisation des Nations Unies a dénoncé ce dimanche une attaque de « jeunes armés non identifiés » dans le comté d’Abiemnom, et exprimé des inquiétudes suite à des « informations faisant état de dizaines de morts parmi les civils et des responsables locaux ».


