Un journaliste d’une importante radio privée du nord du Niger a été libéré vendredi après plus d’un an de détention.
Le régime militaire du Niger, au pouvoir depuis un coup d’Etat en juillet 2023, est souvent accusé par des ONG d’atteintes à la liberté de la presse. Sa libération a également été annoncée vendredi par le média Aïr Info, qui appartient au même groupe de presse que Radio Sahara FM.
Créée en 2003, Sahara FM est l’une des plus importantes radios présentes dans le nord désertique nigérien. Hamid Mahmoud et deux autres journalistes du même média avaient été interpellés à Agadez à deux reprises en mai 2025, après avoir évoqué la « rupture » présumée de contrats sécuritaires entre le Niger et la Russie, pays dont le régime militaire de Niamey s’est rapproché.
Selon Aïr Info, les trois journalistes avaient été transférés à Niamey mi-mai 2025, puis présentés à un tribunal militaire le mois suivant.
Le média indique que Hamid Mahmoud avait été « placé sous mandat de dépôt le 13 juin 2025 à la prison civile de Kollo », près de Niamey, où il était d’abord « poursuivi pour des accusations d’+atteinte à la défense nationale+ et de +complot contre l’autorité de l’Etat+ », puis finalement pour délit de presse. L’un des deux autres journalistes interpellés, Mahaman Sani, a été libéré en août, selon Aïr Info, tandis que Massaouda Jaharou avait rapidement bénéficié d’une libération provisoire.
En mai, deux autres journalistes nigériens, dont le correspondant de la radio allemande Deutsche Welle, avaient été libérés après plusieurs mois de détention. Un total de 13 journalistes ont été arrêtés en 2025 au Niger, selon l’ONU, qui a appelé à leur libération. Le journaliste de la télévision privée Saraounia, Ibro Chaïbou, reste détenu.


