Bénin : le président nomme 12 ministres conseillers

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Le président béninois Patrice a nommé ce mercredi 12 « ministres conseillers » choisis parmi ses alliés politiques.

Un « collège des ministres conseillers » avait été créé par décret en janvier mais ses membres n’ont été nommés que 11 mois plus tard. Soutiens politiques pro-Talon, ces ministres conseillers sont des « collaborateurs du président de la République », selon le décret présidentiel du 9 janvier 2024. Ils ont été nommés sur proposition des partis politiques membres de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale ou qui soutiennent l’action gouvernementale, selon ce décret.

Affaires économiques, enseignements, recherche scientifique, santé, défense et sécurité, infrastructures, cadre de vie, justice, relations extérieures, services publics, sont concernés par l’action de ces ministres-conseillers. « Le ministre conseiller a pour mission de contribuer d’une part, à la définition de la politique du gouvernement et, d’autre part, au suivi de la mise en œuvre du programme d’actions et des initiatives du Gouvernement », selon le décret.

Il participe aussi « à l’élaboration des politiques sectorielles, contribue à la préparation des discours politiques dans lesquels il fait valoir les idées, les options et les opinions du gouvernement », stipule le même décret. Les nouveaux nommés sont pour la plupart d’anciens députés et responsables publics. Deux chefs de partis politiques pro-gouvernementaux ont été aussi promus.

Ces derniers mois, le climat politique dans ce petit pays d’Afrique de l’ouest aux 13 millions d’habitants est de plus en plus tendu. Fin septembre, Olivier Boko, homme d’affaires influent et ami intime de Patrice Talon, et Oswald Homéky, ancien ministre, ont été arrêtés pour des soupçons de projet de « coup d’Etat » et envoyés en prison dans l’attente de leur procès. Ces arrestations avaient suscité un fort émoi dans le pays en raison du profil des deux principaux intéressés. Olivier Boko commençait à afficher des ambitions présidentielles en vue du scrutin de 2026.

Patrice Talon est régulièrement accusé par ses détracteurs d’avoir opéré un virage autoritaire dans ce pays autrefois salué pour le dynamisme de sa démocratie.

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