Moins de 24h après le lancement du projet de révision de la constitution pouvant permettre au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat jusqu’à 2030, plusieurs leaders de l’opposition zimbabwéenne dénonce un « coup d’Etat » constitutionnel.
Ce nouveau projet de loi constitutionnelle prévoit notamment d’allonger le mandat présidentiel de cinq à sept ans. Une modification qui selon l’opposition vise à maintenir le président Mnangagwa jusqu’en 2030 alors que son deuxième et dernier mandat de cinq ans devait prendre fin en 2028.
Job Sikhala, figure de l’opposition Zimbabwénne accuse le président Mnangagwa en affirmant que « le processus en cours au Zimbabwe est un coup d’Etat perpétré par le président sortant pour prolonger son mandat contre la volonté du peuple ».
Jameson Timba dirigeant du parti CCC et fondateur de la Plate-forme pour la défense de la Constitution (DCP) dénonce également cette révision en écrivant sur X « ce qui se passe au Zimbabwe n’est pas une réforme constitutionnelle. C’est un coup d’Etat constitutionnel ».
Pour cet ancien député, le président Emmerson Mnangagwa au pouvoir depuis 2017 en complicité avec son parti utilisent des « procédés institutionnels » tels que ce projet approuvé en conseil des ministres « pour consolider leur pouvoir sans le consentement libre et direct du peuple ».
Les opposants d’une seule voix réclament tous à l’unanimité un référendum pour valider ces réformes.
Ziyambi Ziyambi, ministre de la Justice et secrétaire général de la Zanu-PF parti de la mouvance, semble ne pas fait mention en expliquant mardi le processus à venir.
Rappelons que, Emmerson Mnangagwa est arrivé au pouvoir en 2017 à la suite d’un coup d’Etat, après l’évincement par l’armée de Robert Mugabe, resté président pendant 30 ans.


