Après plusieurs mois dans un centre de démobilisation, 214 personnes affiliées à des groupes rebelles, dont des FDLR, ont été réinsérées dans la société civile, a annoncé les autorités rwandaises. Ce groupe est composé non seulement des combattants mais aussi des civils affiliés à ces organisations.
Kazungu Kabahizi sergent et ancien combattant qui a quitté le Rwanda en 1994 et qui a combattu auprès de groupes armés comme les FDLR, célèbre sa libération et affirme avoir décidé de fuir l’année dernière, après de violents combats contre le M23.
« C’est à ce moment que j’ai réalisé la gravité de la situation : beaucoup de mes compagnons étaient morts, d’autres gravement blessés et évacués vers Béni pour être soignés. J’ai commencé à réfléchir à revenir, mais toute tentative de fuite était très risquée, car si on découvrait notre plan, on pouvait être tué », raconte-t-il.
Après plusieurs décennies en RDC, Kazungu Kabahizi a retrouvé ses proches restés au Rwanda. Il témoigne qu’il « communiquait par téléphone même étant encore en RDC, ils m’envoyaient des messages. La seule difficulté était de trouver comment rentrer au Rwanda ».
La commission rwandaise de démobilisation et de réinsertion (RDRC)affirme qu’elle a déjà accompagné plus de 12 000 personnes depuis 2001.
Après cette étape de démobilisation vient la phase d’insertion de d’acceptation de ces anciens combattants par la population. Face à cette problématique, la présidente, Valérie Nyirahabineza estime que « il faut absolument qu’on prépare, non seulement les familles, mais aussi les communautés en général à les accepter. À ne pas les voir comme étant des combattants. Lorsqu’ils ont accepté de déposer les armes, on doit leur donner le bénéfice du doute ».
Par ailleurs, il faut noter que pendant plusieurs mois, ces 214 ont suivi dans le centre de Mutobo des cours d’éducation civique et de réinsertion.


