Mali : l’armée dément avoir libéré 200 jihadistes

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Alors que nombre de médias maliens ont indiqué que Bamako a libéré mi-mars environ 200 jihadistes présumés dans le cadre d’une trêve sur les attaques de convois de carburant, l’armée malienne à travers une conférence de presse tenue ce lundi a démenti devant la presse ces informations qu’elle qualifie de fausses

Plusieurs sources sécuritaires et politiques avaient confié que les autorités maliennes avaient procédé à la libération de ces personnes en échange du passage de ces convois en vertu d’un accord censé rester en vigueur jusqu’à la grande fête musulmane de la Tabaski, qui aura lieu fin mai.

Une source sécuritaire malienne avait même déclaré que « 198 jeunes » avaient « été libérés dans le cadre de l’accord ». Un chiffre similaire à celui avancé par un élu local qui évoque « 201 jeunes accusés d’être des jihadistes (et qui) ont été libérés ».

D’un autre côté, un représentant d’une association avait indiqué que deux jeunes libérés dans le cadre de cet accord étaient « morts » dans la nuit du 22 au 23 mars, rappelant qu’ils « étaient, comme sept autres jeunes, très malades » en sortant de prison.

Pour le colonel-major Souleymane Dembélé, directeur de l’information et des relations publiques des armées, « ces propos, relayés par certains médias, visent à ternir l’image du Mali et à rompre la confiance entre le peuple et ses institutions et particulièrement entre le peuple malien et ses forces de défense et de sécurité ». Il poursuit en qualifiant ces informations  » de pure manipulation sans fondement et dénuée de toute source fiable ».

En effet, depuis septembre, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affiliés à Al-Qaïda, attaquent les colonnes de camions-citernes au Mali, un pays enclavé, allant jusqu’à complètement gripper l’économie à Bamako au plus fort de la crise en octobre.

Selon plusieurs sources, un accord aurait été conclu mi-mars entre le gouvernement et les jihadistes présumés, juste avant la fête marquant la fin du ramadan, ce qui a coïncidé avec une nette amélioration dans la capitale malienne avec l’arrivée de convois de carburant.

Alors que l’armée dément la libération de ces présumés jihadistes, ces certains détenus témoigne que « des militaires sont venus nous extraire de nos cellules, ils nous ont bandé les yeux. Nous sommes passés en voiture par d’autres endroits où d’autres détenus nous ont rejoints. À l’aube, ils ont commencé à nous déposer par groupes à différents endroits. Nous ne nous connaissions pas ».

Dorcas GANMAGBA
Dorcas GANMAGBA
Journaliste, Rédaction en Chef

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