Suite aux bombardements menée par les Etats-Unis et Israël sur l’Iran, 43 étudiants Ougandais qui étudiaient en Iran ont regagné l’Ouganda ce Jeudi tous traumatisés.
Ce groupe d’étudiants a atterri à l’aéroport international d’Entebbe, près de Kampala après avoir traversé l’Iran en bus jusqu’à la frontière turque, puis jusqu’à Istanbul, où ils ont pu embarquer à bord d’un vol grâce au rapatriement organisé par l’ambassadeur d’Ouganda en Iran.
À leur arrivée en Ouganda, tout traumatisé, Sharon Twiine, 29 ans, étudiant en relations internationales à l’Université internationale Ahlul Bayt à Téhéran a déclaré à la presse qu’elle n’avait « pas de mots » elle raconte que « c’était effrayant, traumatisant et je ne souhaite à personne de vivre » une telle expérience.
D’un autre côté, Oscar Nyegyema, a indiqué qu’un site près de leur université avait été touché par une frappe aérienne. « Nous pouvions entendre le sol trembler, nous pouvions entendre le sol remuer. Nous étions tous effrayés, nous nous sentions tous anéantis, nous ne savions pas si nous pouvions nous en sortir », a-t-il raconté.
Par ailleurs, il faut noter que malgré la proposition du gouvernement ougandais de rapatrier ces compatriotes, certains étudiants ont choisi de rester en Iran.
Face aux refus de ces étudiants Ougandais de retourner en Ouganda, Aloisius Ssegawa, autre étudiant aussi rentré jeudi confie que « la vérité, c’est que ces étudiants pensent que s’ils rentrent chez eux, les deux années effectuées d’un cursus de quatre ans seront perdues, parce qu’ils ne seront peut-être pas en mesure de se payer le billet de retour vers l’université ».


