Niger : les enfants de Mohamed Bazoum, appellent à sa libération

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Les enfants du président nigérien déchu Mohamed Bazoum, prisonnier d’une junte militaire depuis son renversement par un coup d’État en 2023, ont demandé mercredi à la communauté internationale de se mobiliser pour la libération de leurs parents, dans une tribune publiée par le média Jeune Afrique.

Détenu avec sa femme, Mohamed Bazoum, élu en 2021, n’a jamais démissionné. « Nous lançons un appel à la mobilisation de toute la communauté nationale et internationale pour qu’elle mette fin à notre calvaire et à celui de nos parents », ont écrit Lucas, Zazia, Hinda, Haoua et Salem Bazoum. Ce dernier a été détenu avec ses parents pendant plusieurs mois.

Mohamed et Hadiza Bazoum, 65 et 57 ans, sont détenus dans une aile du palais présidentiel à Niamey depuis un coup d’État perpétré le 26 juillet 2023. Leurs enfants assurent qu’ils sont « privés de contact avec l’extérieur » et n’ont pas « eu accès à la lumière du jour ».

Laa junte militaire avait annoncé en août 2023 qu’elle comptait poursuivre Mohamed Bazoum pour « complot d’atteinte à la sécurité et l’autorité de l’État » et « crime de trahison », ce dernier chef d’accusation étant passible de peine de mort, selon ses avocats.

La junte a ensuite fait lever l’immunité du président déchu en 2024. Mais il ne fait pas l’objet d’une procédure judiciaire au Niger, selon ses avocats. « Les responsables de ce régime refusent obstinément de présenter notre père devant un tribunal. Et pour cause, les accusations portées contre lui sont sans preuves ni fondement », estiment ses enfants.

Ils précisent aussi que leur mère, « appelée à quitter le lieu de leur détention le 16 août 2024 (…) a choisi de rester, ne voulant pas laisser notre père tout seul ».

« Depuis un peu plus d’un an, on nous a autorisé une conversation téléphonique avec nos parents toutes les deux semaines. C’est notre seul lien qui nous permet de tenir », disent-ils, déplorant « une épreuve insupportable qui nous met à bout de force et d’espoir ». Le régime en place, dirigé par le général Abdourahamane Tiani, avait notamment justifié le coup d’État par la récurrence des attaques jihadistes, qui minent le pays depuis une dizaine d’années. Il peine toutefois à éradiquer ces violences.

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