Le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au Niger a été reçu ce lundi par le président algérien Abdelmadjid Tebboune dans le cadre d’une visite de « travail et d’amitié ». L’objectif de cette rencontre est de renforcer la coopération entre les deux pays voisins.
Accueilli à l’aéroport par le président Tebboune lui-même, Tiani était à la tête d’une importante délégation, est arrivé dimanche dans la capitale algérienne, à l’invitation du président algérien.
Le ministère nigérien des Affaires étrangères a déclaré ce lundi sur Facebook que « cette rencontre de haut niveau traduit la volonté commune des deux chefs d’État de consolider les relations fraternelles et stratégiques entre le Niger et l’Algérie, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et géopolitiques majeurs ».
En prélude à cette rencontre, l’Algérie a annoncé à travers un communiqué en indiquant que “cette visite constituera également une opportunité pour examiner des questions politiques liées au continent africain, en général, et au voisinage sahélo-saharien, en particulier. »
À l’issue du tête à tête au Palais présidentiel d’Alger entre les deux dirigeants, le président Tebboune s’est réjoui d’une visite qui met « fin à une période anormale de froideur » entre les deux capitales.
Le chef de la junte nigérien a confirmé de son côté une « volonté commune d’insuffler une nouvelle dynamique à notre coopération fraternelle et notre bon voisinage ».
Le président Tebboune annonce que le dégel entre Alger et Niamey se concrétisera d’abord par la « réalisation du gazoduc traversant le territoire » du Niger. Un gazoduc dont les « démarches pratiques pour entamer la pose du pipeline » démarrons juste « après le mois de ramadan » devant se terminer autour du 19 mars.
Rappelons qu’après l’incident du drone en avril 2025, les chefs des juntes du Mali, du Burkina et du Niger avaient décidé de rappeler « pour consultations » leurs ambassadeurs accrédités à Alger.
Après cette décision des trois pays de l’AES, l’Algérie avait répliqué en retirant ses représentants au Mali et au Niger et en retardant l’arrivée de l’ambassadeur nommé au Burkina.
Cette situation a depuis lors créé des tensions entre l’Algérie et les trois pays de l’AES, dirigés tous par des juntes militaires.
Bamako reproche notamment à Alger d’entretenir une « proximité avec les groupes terroristes », dans la région frontalière entre les deux pays.


