Côte d’Ivoire : un parlementaire malien renvoyé en procès pour outrage au président Ouattara 

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Mamadou Hawa Gassama, membre du parlement de transition du Mali arrêté début juillet en Côte d’Ivoire pour « offense au chef de l’Etat » Alassane Ouattara, va être renvoyé devant un tribunal correctionnel pour être jugé, a annoncé mardi son avocat.

Mamadou Hawa Gassama est membre du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif du Mali, pays voisin de la Côte d’Ivoire dirigé par un régime militaire. Les relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et le Mali sont tendues depuis le double coup d’Etat de 2020 et 2021 qui a porté au pouvoir le général Assimi Goïta à Bamako.

Le président Ouattara s’est toujours montré intransigeant face aux putschs qui ont secoué plusieurs pays sahéliens ces dernières années.

Gassama, qui a été arrêté et placé sous mandat de dépot le 2 juillet, lors d’un séjour privé en Côte d’Ivoire, est poursuivi pour deux infractions : « offense au chef de l’État » et « diffusion d’expressions outrageantes par internet », selon son avocat Me Mamadou Ismaila Konaté. Mardi, « le Doyen des juges d’instruction a rendu une ordonnance estimant qu’il existe des indices suffisants pour que Monsieur Gassama soit jugé par le Tribunal correctionnel », poursuit l’avocat, dans un communiqué.

La date du procès n’est pas encore connue. Le code pénal ivoirien punit l’offense au chef de l’Etat d’un emprisonnement de trois mois à deux ans et la diffusion d’expressions outrageantes sur internet de un an à cinq ans de prison.

En septembre 2022, Mamadou Hawa Gassama s’en était pris au président Ouattara lors d’une interview dans un média malien, après que la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait imposé un embargo économique et financier sur ce pays sahélien, pour sanctionner le double coup d’Etat militaire de 2020 et 2021.

Il avait notamment qualifié Alassane Ouattara « d’ennemi du Mali ».

Après l’arrivée de la junte qui a renversé ce dernier, il a été nommé au conseil national de transition (CNT) qui fait office de parlement. Bamako n’a jamais communiqué officiellement sur son arrestation.

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