24h après la reconduction de Robert Mambé, les membres du nouveau gouvernement ivoirien ont été dévoilés ce vendredi. Un gouvernement composé majoritairement des anciens ministres.
Un remaniement marqué par la nomination du frère du chef de l’État, au poste de vice-Premier ministre cumulativement à ses fonctions de ministre de la Défense . Cette recomposition du gouvernement intervient un mois après les législatives, largement remportées par le parti au pouvoir avec près de 80% des députés. En octobre, le président Alassane Ouattara avait été réélu pour un quatrième mandat avec près de 90% des voix.
LA NOUVELLE ÉQUIPE GOUVERNEMENTALE
À sa tête de le président Alasanne Ouattara suivi du premier ministre Robert Mambé, le nouveau gouvernement est composé de 35 ministres dont une trentaine reconduire.
Le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, frère du chef de l’État souvent cité parmi les probables successeurs de Ouattara, conserve son portefeuille et devient vice-Premier ministre, un poste nouveau.
Six femmes, les mêmes que dans le gouvernement précédent, restent dans la liste. Kaba Nialé passe notamment de l’Économie aux Affaires Étrangères, avec le rang de ministre d’État.
L’équipe gouvernementale se sépare de quatre ministres, notamment celui de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, au gouvernement depuis 2011. Ministère qu’il a gérer au moment où le secteur du cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, connaît d’importants blocages.
Le patron du port d’Abidjan, Hien Sié est nommé aux Infrastructures et Entretien routier parmi les cinq entrants.
Le poste de vice-président, dauphin constitutionnel du chef de l’État, n’était pas concerné par ce remaniement. Il reste occupé par Tiemoko Meyliet Koné.
Par ailleurs, Patrick Achi, ancien Premier ministre, a été élu à la tête de l’Assemblée nationale, un changement institutionnel majeur.
Alassane Ouattara démarre donc son quatrième mandat dans la continuité. Un statu quo qui devrait repousser de quelques années les débats sur la succession du chef de l’État.
A 84 ans, ce quinquennat doit être son dernier, selon les termes de l’actuelle Constitution.


