Cameroun : la porte-parole de Issa Tchiroma dément toute négociation avec le régime de Paul Biya

Publié le:

La porte-parole de l’opposant camerounais Issa Tchiroma, Me Alice Nkom, a démenti jeudi toute négociation politique impliquant l’ancien ministre et le gouvernement de Paul Biya, 92 ans, au pouvoir depuis 1982 et réélu pour un huitième mandat en octobre.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où, après l’élection contestée, aucun nouveau gouvernement n’a été officiellement annoncé par le Président Paul Biya, malgré ses promesses de le faire « dans les prochains jours » lors de son discours à la nation du 31 décembre.

Dans un communiqué publié sur son compte Facebook officiel, Maître Alice Nkom affirme qu’ « aucune discussion, aucun compromis, aucune participation à quelque processus électoral que ce soit ne saurait être envisagé ». Cette sortie vient en réponse aux rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux ces derniers jours, évoquant des négociations entre le camp pro-Tchiroma et le gouvernement en place.

L’opposant, en exil en Gambie, continue de se présenter comme le « président légitime » et précise dans le communiqué « n’avoir jamais eu l’intention de négocier ma victoire électorale, ni avant, ni pendant, ni après le scrutin ».

Le communiqué réitère également le refus du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), dirigé par Tchiroma, de participer aux prochaines élections législatives et municipales. « Le FSNC n’ira ni aux élections législatives, ni aux élections municipales. Tout parti politique qui y participe cautionne la forfaiture et s’en rend complice », précise la porte-parole.

Partager:

S'abonner

spot_imgspot_img

Populaire

Plus d'articles similaires
Articles Similaires

RDC : attaque du parc national de l’Upemba, cinq agents tués

L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN)...

Soudan : le gouvernement pro-armée pointe du doigt l’Éthiopie et dénonce une ingérence armée

Le ministère pro-armée des Affaires étrangères a affirmé ce...

Cedeao : vers la création d’une force de 2.000 hommes pour lutter contre le jihadisme

A l'issue d'une réunion des chefs des armées ouest-africaines...