Plus de cent associations, notamment celles de défense des droits de l’homme, ont été dissoutes ce mercredi par la junte du capitaine Ibrahim Traoré.
Une dissolution massive que le gouvernement justifie à travers un communiqué en évoquant des « dispositions légales en vigueur », sans plus de précisions.
Cette dissolution s’inscrit selon la junte dans la logique de la loi promulguée en juillet 2025 qui encadre la liberté d’association, les ONG et les syndicats.
Le ministre de l’Administration territoriale, Emile Zerbo, a annoncé à travers un communiqué qu’au total 118 associations sont interdites d’exercer au Burkina. Des associations toutes basées au Burkina et dont une grande partie sont engagées dans la défense des droits humains.
Le ministre Zerbo prévient que » tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur ».
L’autorité ministérielle exhorte alors les responsables d’associations à se conformer aux « dispositions » de la nouvelle loi. Seule condition pour que ces organisations continuent d’exister au Burkina.


