Après l’arrestation et l’expulsion de l’ancien président de transition, Paul Henri Sandaogo Damiba, les autorités burkinabè ont exprimé leur « reconnaissance » au Togo.
C’est à travers un communiqué que le ministre burkinabè de la Justice, Maître Edasso Rodrigue Bayala a témoigné ce mercredi la reconnaissance de l’état. C’est en ces mots que Ouagadougou dit merci au Togo : « C’est le lieu de traduire, au nom du gouvernement du Burkina Faso, toute notre reconnaissance aux autorités de la République du Togo pour cette parfaite coopération judiciaire qui illustre les bonnes relations entre nos deux Etats ».
Rappelons que l’ex-lieutenant-colonel arrêté à Lomé le 16 janvier, est accusé d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch par la junte au pouvoir. Le ministre de la justice burkinabè ajoute que Damiba est également poursuivi pour « des faits de détournement criminel de deniers publics, d’enrichissement illicite criminel, de corruption, d’incitation à la commission de délits et crimes, de recel aggravé et de blanchiment de capitaux ».
Me Bayala n’a pas manqué d’indiquer que la capture et l’extradition est le fruit de la « coopération pénale internationale » entre le Togo et le Burkina.
Malgré le retrait du Burkina Faso, du Niger et du Mali de la CEDEAO, Lomé entretient toujours de bonnes relations avec ces trois pays tous gouvernés par des juntes putschistes.


