Face aux défis de sécurisation de minerais essentiels à la fabrication de batteries électriques ou à l’industrie de la défense, devenue une priorité mondiale, le Zimbabwe a mis fin ce mercredi à l’exportation de minerais bruts et de concentrés de lithium.
Une mesure visant à renforcer le contrôle du gouvernement sur ses ressources minières indispensable pour la transition énergétique.
Selon le communiqué du ministère des mines, cette interdiction est avec effet immédiat et demeure « jusqu’à nouvel ordre ».
Le ministre des Mines, Polite Kambamura a indiqué que » cette mesure a été prise dans l’intérêt national », et concerne tous les minerais, y compris ceux déjà en transit.
Polite Kambamura annonce que le Zimbabwe « engagera prochainement des consultations avec le secteur sur les nouvelles attentes et la voie à suivre ».
Il faut noter que le gouvernement avait déjà annoncé en 2025 l’interdiction d’exporter des concentrés de lithium qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2027.
Rappelons que le Zimbabwe détient les plus importantes ressources de lithium du continent, un minerai qu’il exporte massivement en Chine et qui entre notamment dans la fabrication des batteries de voitures électriques.
D’un autre côté, le Zimbabwe dispose également d’importantes réserves de rhodium, de palladium, de cuivre et de nickel.


