Le ministre de la Justice, Ziyambi Ziyambi, a indiqué ce lundi qu’environ 4.000 prisonniers ont commencé à être relâchés au Zimbabwe en application de la grâce présidentielle accordée par le président Emmerson Mnangagwa. Conformément à cette décision, Ziyambi a assisté à la libération de 484 détenus de la prison centrale de Harare.
Après cette première vague de libération, Tendai Chitsika, un des prisonniers libérés, s’est dit reconnaissant envers le président pour son geste. « Je suis une personne changée et je promets de faire le bien autour de moi (…) Je tiens à remercier le président pour cette opportunité ». Ce jeune homme âgé de 23 ans a été précédemment condamné à six mois de prison pour vol.
Ziyambi lors d’une conférence de presse tenue ce lundi à expliqué cette décision du président en indiquant que » cette mesure de l’exécutif reflète un engagement profond en faveur de la justice réparatrice, de la compassion de la nation et de la décongestion stratégique des établissements pénitentiaires ».
Il rassure par ailleurs, que la « plupart » des prisonniers libérés ont déjà purgé tout au moins un tiers de leur peine au moment de la parution de la grâce au Journal officiel.
Par ailleurs, cette grâce ne s’applique pas aux crimes les plus graves, dont ceux de « conspiration » et d' »incitation à la violence », des motifs de poursuite retenus contre des manifestants ou des activistes politiques dans le passé.
Annoncées depuis février, cette décision fait suite au conseil des ministres ayant consacré le lancement d’un vaste projet de réforme constitutionnelle qui vise à permettre au président Emmerson Mnangagwa de briguer un nouveau mandat.
Un projet de loi constitutionnelle qui prévoit notamment d’allonger le mandat présidentiel de cinq à sept ans et de permettre au président de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2030.


