L’Assemblée nationale togolaise a prorogé ce vendredi de 12 mois l’état d’urgence sécuritaire à l’extrême nord du Togo dans la région des Savanes. Une zone en proie à des incursions de groupes jihadistes depuis novembre 2021.
Le président de l’Assemblée nationale Komi Selom Klassou, a indiqué qu’en autorisant la prorogation de l’état d’urgence, le Togo réaffirme sa « détermination à ne pas céder face aux forces qui nous menacent. Dans la lutte contre les forces obscures, nous affirmons avec détermination que le Togo ne pliera pas ».
Pour le colonel Hodabalo Awaté, ministre de l’administration territoriale, l’adoption de ce texte par les députés est un « message fort adressé aux populations, particulièrement à celles de la région des Savanes, et (…) la nation reste debout à leurs côtés », a-t-il déclaré.
Une prorogation de douze mois, qui prendra fin le 13 mars 2026. Ceci devient la quatrième prorogation successives dont le premier à été instauré en juin 2022.
En effet, depuis novembre 2021, le Togo subit des attaques terroristes dans l’extrême nord de son territoire. Une région confronté à des incursions des groupes jihadistes présents au niveau de sa frontière, avec le Burkina Faso, miné par des attaques de groupes liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique.
Rappelons qu’entre janvier et juillet 2025, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait reconnu la mort d’au moins 62 personnes dont 54 civils et 8 militaires dans 15 attaques jihadistes dans le nord du pays.


