Après des « combats acharnés » contre l’armée régulière, les paramilitaires affirment avoir pris ce mardi le contrôle de la ville d’Al Kurmuk située dans le sud-est du Soudan, non loin de la frontière de l’Ethiopie.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux ce mardi les paramilitaires annonce que « les troupes d’élite des Forces de soutien rapide (FSR) et du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N) ont réussi à libérer complètement la ville stratégique d’Al Kurmuk » et deux localités voisines.
Un représentant gouvernemental pro-armée de Damazin, a confié dans la matinée de ce mardi que « la situation à Al Kurmuk est très critique et il est très difficile pour les forces présentes de se maintenir ».
Depuis deux, les combats ce sont intensifiés autour de cette région frontalière considérée comme une position clé de l’armée sur une des rares routes reliant le Soudan à l’Ethiopie.
En effet, depuis avril 2023, l’armée et les paramilitaires se livrent une guerre sans merci qui a été nourrie par le soutien d’alliés étrangers.
L’Ethiopie voisine est accusée par l’armée soudanaise qui affirme que des attaques de drones ont été lancées « depuis l’intérieur du territoire éthiopien ».
Accusations que l’Éthiopie a démenties en déclarant qu’elle n’abrite aucun camps des FSR, les Emirats arabes Unis (EUA) démentant aussi tout soutien logistique aux paramilitaires.
Rappelons que l’Egypte avait évoqué ,en février, devant le Conseil de sécurité de l’ONU l’existence de « rapports documentés selon lesquels un des voisins immédiats du Soudan avait établi des camps » pour entraîner et armer les FSR.
Des déclarations qui s’inscrivent dans la logique du chef d’une milice alliée de l’armée, Mustafa Tambour, qui avait affirmé en octobre 2025, que les FSR « avaient établi des camps à l’intérieur du territoire éthiopien » pour cibler la région frontalière du Nil Bleu, désormais au coeur de combats intenses.


