Après 27 ans de soutien, Pretoria sonne la fin de la participation de 700 militaires déployés au sein de la Monusco, la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC).
À travers un communiqué, le président sud-africain Cyril Ramaphosa « a informé le secrétaire général des Nations unies » Antonio Guterres de « l’intention du gouvernement sud-africain de retirer sa contribution de soldats » à la Monusco.
Une décision qui s’inscrit dans la nécessité de « consolider et réajuster les ressources des forces de défense d’Afrique du Sud » selon le même communiqué.
En effet, c’est après la mort en janvier dernier de 14 soldats sud-africains que les appels à l’évacuation des sud-africains de l’est de la RDC se sont multipliés en Afrique du Sud. La plupart de ces soldats appartenaient à la SamiRDC mais au moins deux faisaient partie de la Monusco.
Rappelons que des centaines de soldats sud-africains présents en RDC avaient déjà été évacués l’an dernier. Des soldats sud-africains œuvrant dans le cadre de la force régionale SamiRDC, constituée dans l’est de la RDC par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Toutefois, l’Afrique du Sud assure qu’elle continuera à soutenir les « efforts multilatéraux » pour apporter « une paix durable » en RDC. Dans la perspective d’un cessez-le-feu « permanent » dans l’est de la RDC, l’ ONU avait annoncé mercredi le déploiement d’une nouvelle mission.
Une annonce après une nouvelle réunion, à Doha, sous la médiation du Qatar, entre les représentants du M23 et ceux des autorités de Kinshasa.


