Des personnes capturées par des hommes armés dans le centre du Nigeria en décembre lors d’un déplacement pour un évènement musulman ont été libérées, a annoncé samedi le frère d’une des victimes à l’AFP.
Le 21 décembre, des assaillants armés avaient enlevé 28 personnes, dont des femmes et des enfants, dans l’Etat de Plateau au cœur du pays, alors qu’elles se rendaient à une célébration de la naissance du prophète Mahomet.
« Hier soir, un agent des services de sécurité de l’Etat nous a appelés et nous a informés que nos proches avaient été secourus », a déclaré Ibrahim Musa, le frère d’une des victimes.
Les circonstances de leur libération n’ont pas été précisées. Le paiement de rançons est illégal au Nigeria, mais le gouvernement est soupçonné d’y avoir régulièrement recours. Sollicités, ni les services de sécurité de l’Etat ni la police n’ont pas apporté de précision. Cet enlèvement avait eu lieu le jour où les autorités avaient secouru 130 élèves, les derniers d’un groupe de 250 enfants enlevés un mois plus tôt dans une école catholique au nord du pays.
Les enlèvements contre rançons sont fréquents dans ce pays d’Afrique de l’ouest. Ce kidnapping était intervenu après une série d’enlèvements de masse en novembre qui avait attiré l’attention sur la situation sécuritaire locale, alarmante.
Le président américain Donald Trump a dénoncé les problème sécuritaires au Nigeria, accusant des groupes armés nigérians de persécuter et de commettre un génocide contre les chrétiens.
Fin décembre, les Etats-Unis ont mené des frappes dans le pays visant des personnes désignées par les autorités américaines et les autorités locales comme des militants liés au groupe Etat islamique.
Les nombreux conflits armés qui ravagent le Nigeria font des victimes de toutes confessions. Certains experts craignent que l’attention portée par Donald Trump aux victimes chrétiennes attise les tensions communautaires.


