L’Union africaine réaffirme son soutien au principe d' »une seule Chine »

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L’Union africaine (UA) a réaffirmé son attachement à la politique d’une seule Chine, rejetant toute indépendance de Taïwan, lors de la visite du chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, à son siège en Éthiopie jeudi.

Wang Yi a entamé une visite dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, alors que la région est secouée par la décision fin décembre d’Israël de reconnaître le Somaliland, république autoproclamée qui n’était – jusqu’alors – reconnue par aucun pays depuis sa sécession en 1991 de la Somalie.

Le Somaliland reconnaît Taïwan. Seul l’Eswatini, petit État d’Afrique australe, est encore allié à Taipei sur le continent africain, après que le Burkina Faso en 2018, Sao Tomé en 2016, mais aussi la Gambie, le Malawi, le Tchad, le Sénégal et le Liberia ont dans les années 2000 fait le choix de la Chine.

La décision d’Israël a été vivement critiquée par l’UA et a été condamnée par la Chine, qui considère que Taïwan fait partie de son territoire. « L’Union africaine a réaffirmé son ferme attachement au principe d’une seule Chine et a réaffirmé (…) que Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois », a déclaré l’UA dans un communiqué.

Wang se rendra ensuite en Somalie, qui a sollicité le soutien de la Chine et réaffirmé cette semaine son attachement au principe d’une seule Chine, alors que des rumeurs circulent en ligne selon lesquelles les États-Unis et d’autres pays pourraient bientôt suivre Israël et reconnaître l’indépendance du Somaliland.

Wang et le secrétaire général de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ont également « exprimé leurs préoccupations concernant les récents développements au Venezuela et réaffirmé que la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées », précise le communiqué.

Les relations de ces deux pays avec l’Occident se sont détériorées ces derniers mois. La Tanzanie a été critiquée par les pays occidentaux pour la répression sanglante de manifestations anti-pouvoir déclenchées par des élections contestées fin octobre 2025, tandis que le Lesotho a été frappé par des tarifs douaniers américains punitifs.

Marc PHILIPPE
Marc PHILIPPE
Journaliste

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