Le Tchad va déployer 750 membres des forces de sécurité dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, supervisée par les Nations unies, a appris l’AFP mardi de sources militaire et diplomatique.
Haïti, pays le plus pauvre d’Amérique, est rongé depuis des années par la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements.
« 750 militaires sous la couverture de la police et de gendarmerie vont intégrer la force de répression des gangs (FRG) à la demande des Nations Unies », a indiqué un officier tchadien sous couvert d’anonymat. Ce déploiement a été confirmé par le ministère tchadien des Affaires étrangères. Les gangs, qui contrôlent la quasi-totalité du territoire de la capitale Port-au-Prince « ont étendu leur influence au-delà de la capitale » ces 12 derniers mois, selon l’ONU.
La FRG est une mission multinationale qui appuie la police haïtienne dans ses opérations contre les gangs et qui pourra compter au maximum 5.500 policiers et militaires. Elle remplace la mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), menée par le Kenya.
Les violences perpétrées par les gangs et les attaques visant ces derniers en Haïti ont fait plus de 5.500 morts entre mars 2025 et mi-janvier, selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme publié mardi


