Dans un communiqué publié ce samedi, le ministère des Affaires étrangères ghanéen a annoncé que le Ghana et le Burkina Faso ont signé plusieurs accords bilatéraux destinés à renforcer leur coopération stratégique et sécuritaire.
Une décision qui intervient quelques jours après que des ghanéens ont perdu la vie dans une attaque jihadiste dans le nord du Burkina Faso.
Le ministère des affaires étrangères, a indiqué que les accords signés incluent un protocole sur la coopération transfrontalière et la création d’une commission conjointe pour réaffirmer la délimitation de la frontière.
D’autres part, le Ghana et le Burkina ont également convenu de renforcer la lutte contre le trafic de stupéfiants.
Ce partenariat bilatéral au-delà de l’aspect sécuritaire, vise aussi à répondre aux défis humanitaires récurrents, notamment les débordements du barrage de Bagré, qui affectent les communautés du nord du Ghana.
À l’issue d’une rencontre au Burkina Faso, entre le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et son homologue burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré, les deux parties ont « fermement condamné les récentes attaques terroristes dans la sous-région » et exprimé « leurs sincères condoléances aux familles affectées ».
Les autorités burkinabés ont indiqué la problématique centrale de cette visite officielle de deux jours à été « l’importance de la coopération en matière de sécurité entre les deux pays ”
Rappelons qu’une dizaine de civils, dont sept commerçants de tomates ghanéens avait déjà été tués mi-février dans une attaque jihadiste, revendiquée par le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, lié à Al-Qaïda), visant Titao, une ville situé au nord du Burkina Faso.


