Après plus d’une semaine de suspension des réseaux sociaux, le ministère de la communication gabonais a affirmé ce jeudi que le gouvernement est désormais en discussion avec Meta et TikTok.
Le mardi 12 février, la Haute autorité de la communication (HAC) avait annoncé la suspension des réseaux sociaux « jusqu’à nouvel ordre ».
Évoquant pour la raison la diffusion « récurrente » de « contenus (…) portant atteinte à la dignité humaine, aux bonnes mœurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, à la stabilité des institutions de la République et à la sécurité nationale ».
Quelques semaines après cette décision, l’entourage du ministre gabonais de la Communication a confié ce Jeudi que les « discussions sont en cours » avec Meta et TikTok.
Selon les informations relayées lundi par les médias gabonais, TikTok a pris contact avec la HAC, au lendemain de l’annonce de cette suspension, indiquant partager l’engagement de l’instance de régulation « à maintenir un environnement numérique sécurisé, respectueux des droits et de la dignité des citoyens gabonais ».
Le même jour, la porte-parole adjointe de la présidence gabonaise, Jennyfer Melodie Sambat, avait affirmé que la coupure visait les plateformes du groupe Meta.
Jennyfer Melodie Sambat déclarait que « cela fait déjà plus d’un an et demi qu’on fait des avertissements, y compris des signalements de ces différentes publications », avait-elle martelé.
La porte-parole adjointe de la présidence avait affirmé qu’il est « inconcevable qu’après de nombreuses alertes du gouvernement, le groupe ne fasse rien ».
Cette décision avait également fait réagir l’ancien Premier ministre et principale figure de l’opposition au Gabon, Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui avait condamné une décision jugée « disproportionnée », estimant qu’elle « viole la Constitution, les droits des citoyens, la liberté d’expression ».
Le porte-parole de la présidence gabonaise, Théophane Zamé-Nze Biyoghe avait toutefois rassuré qu’il ne s’agit pas d’une suspension définitive,il a affirmé que « c’est une suspension le temps de faire primer cet intérêt supérieur que nous avons à mieux réguler, pour l’intérêt de tous ».


