Après l’échec de huit années de négociations pour régler le différend frontalier maritime entre le Ghana et la Togo, la présidence de Accra, a annoncé ce vendredi avoir engagé une procédure d’arbitrage international pour mettre fin à cette situation.
A travers un communiqué, Accra a notifié à Lomé que la délimitation de la frontière sera effectuée dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Selon Accra, cette décision qui intervient après plusieurs « tentatives de négociations (…) depuis huit ans sans aboutir à un résultat consensuel » a pour objectif de prévenir une montée des tensions et de favoriser un accord à l’amiable.
En effet, la façade maritime du Ghana joue un rôle très important dans l’économie du pays. Les eaux du Ghana produisant l’essentiel du poisson consommé par la population et nourir des centaines de milliers de personnes sur le littoral, sans oublier qu’environ 90 % du commerce ghanéen transite notamment via les ports de Tema et de Takoradi.
Il faut noter que depuis 2010, la production pétrolière est devenue une source importante de revenus pour le Ghana avec une zone offshore qui s’étend sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés et comprend d’important blocs pétroliers.

