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Somalie : révision de la constitution, retour au suffrage universel

A quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues en juin, la Somalie adopte ce mercredi une nouvelle Constitution, qui fixe à 5 ans la durée du mandat présidentiel et instaure l’élection au suffrage universel de ses parlementaires.

Une révision constitutionnelle que le Premier ministre Hamza Abdi Barre a qualifié de « victoire historique », et qui suscite déjà de forte opposition dans ce pays déjà fracturé et instable.

Pour le président Mohamud qui militait en faveur de cette nouvelle Constitution, la nouvelle loi fondamentale est une victoire car elle favorise « la mise en place d’un système de gouvernance fondé sur une base juridique solide », qui permet « au peuple somalien d’orienter la politique du pays ».

En effet, en Somalie, les députés et sénateurs sont issus d’un système indirect et clanique, dans lequel des personnalités reconnues de ces clans nomment des délégués qui choisissent à leur tour les parlementaires. Ces derniers qui élisent après le président.

Ainsi donc, le président autrefois élu par l’Assemblée nationale et le Sénat, sera désormais élu par la population, selon la nouvelle Loi fondamentale.

Par ailleurs, nombre d’analystes et d’acteurs politiques posent déjà des questions sur la capacité de la Somalie à organiser des élections en juin.

Des préoccupations engendrées par la situation sécuritaire auquel la Somalie est confrontée avec d’importantes insurrection menée par les shebab, groupe armé affilié à Al-Qaïda, qui combattent le gouvernement fédéral depuis deux décennies et contrôlent de vastes pans du territoire.

Il faut aussi noter que la Somalie est aussi profondément divisée entre les États qui la composent : les dirigeants du Jubaland au sud et du Puntland au nord-est sont ainsi fortement opposés aux efforts de centralisation du président somalien.

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