Le chef de la junte nigérienne, Abdourahamane Tiani, a déclaré samedi qu’il existait des « plaies » entre le Niger et son voisin du Bénin qu’il faut d’abord « panser » avant une éventuelle décision de réouverture de leur frontière commune.
Cette frontière est fermée depuis bientôt trois ans, peu après l’arrivée au pouvoir en juillet 2023 du régime militaire à Niamey qui accusait son voisin béninois de chercher à le déstabiliser avec l’appui de la France.
Mais la visite du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni, début juin au Niger, a marqué le dégel des relations très tendues entre les deux pays confrontés à des violences jihadistes récurrentes de groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique. La venue de Romuald Wadagni avait également laissé augurer d’une réouverture prochaine de leur frontière.
La réouverture de la frontière doit, d’après lui, se faire d’une manière à ce qu' »aucun président béninois ou nigérien ne décide un jour de vouloir la (re)fermer selon ses humeurs ».
Fin avril, Niamey avait déjà posé des conditions préalables à la réouverture de sa frontière avec le Bénin, lors d’une rencontre à Cotonou entre le ministre nigérien de l’Intérieur, le général Mohamed Toumba, et le comité d’experts en charge du dossier.
Niamey exigeait notamment « la signature d’un accord de défense » et celle « d’un accord de sécurité qui pose le principe intangible de la non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre ».


