Encore une nouvelle attaque sanglante dans la province de l’Ituri. Au moins 25 agriculteurs ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche par les rebelles ADF apprend t-on de source sécuritaire ce lundi. Un attaque survenue dans une zone isolée du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans la nuit de samedi à dimanche, les rebelles ADF ont attaqué des agriculteurs dans leurs champs à proximité des villages d’Otmaber et Bwanasula, situés dans le territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri (nord-est), nous a confié les sources locales et sécuritaire.
Léon Undemutau Manzaleke, responsable de la société civile de la chefferie des Walese-Vonkutu, entité administrative qui englobe ces deux villages, a affirmé ce lundi que « Les victimes sont toutes des agriculteurs installés dans cette zone forestière pour travailler dans leurs champs”.
« Le bilan provisoire fait état de 25 personnes tuées », a-t-il affirmé. Bilan qui a été confirmé à par nos sources locales et sécuritaires.
Une source humanitaire locale présente sur place, jointe au téléphone, a indiqué ce lundi avoir vu les corps de « cinq femmes et dix-sept hommes », ainsi que « plusieurs autres corps dans la brousse ».
« Les victimes ont été ligotées puis sauvagement découpées à la machette. Nous ne savons pas comment transporter tous les corps », a-t-elle relaté.
« Christophe Munyanderu, défenseur des droits humains dans le territoire d’Irumu a ajouté que « Plusieurs autres civils ont été pris en otage »
En effet, les ADF (Forces Démocratiques Alliées), est un groupe armé formé par d’anciens rebelles ougandais et qui a prêté allégeance à l’Etat islamique, commettant des massacres et des pillages à répétition dans les provinces orientales du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Depuis 2021, l’armée ougandaise (UPDF) s’est déployée dans la partie septentrionale du Nord-Kivu et dans l’Ituri, pour combattre les ADF aux côtés de l’armée congolaise. Mais l’opération conjointe, baptisée « Shujaa », n’a pas mis fin aux violences.
Siro Simba, administrateur du territoire d’Irumu, a assuré avoir « interdit depuis 2022 à la population d’accéder aux champs » dans la zone touchée par l’attaque de dimanche, où l’armée mène selon lui des opérations contre les ADF.
« Malheureusement, certains civils n’ont pas respecté cette instruction et continuent de se rendre dans leurs champs pour chercher ou cultiver notamment le cacao », a-t-il affirmé.

