Si le groupe armé antigouvernemental M23 qualifie son assaut contre l’aéroport stratégique de Kisangani d’attaque de drones, l’Union Africaine qualifie cette attaque d’ »acte terroriste »,
Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA dans un communiqué a dénoncé cette attaque qui selon lui « constitue une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution ». Ali Youssouf déclare également que cette attaque de l’aéroport civil et militaire de Kisangani est « susceptible de relever de la qualification d’acte terroriste ».
Dans le même communiqué, le président de la commission de l’UA a mis en garde contre une « escalade » du conflit qui « fait peser des risques inacceptables sur la stabilité nationale et régionale, ainsi que sur la situation humanitaire déjà critique » dans l’Est de la RDC.
En réponse à cette position de l’UA, le M23 a travers un communiqué a dénoncé ce vendredi la position de l’UA, et parle d’ »une action défensive » sans avoir procédé à « une enquête préalable ».
Pour le groupe rebelle, qualifier cette action de « terroriste » constitue un « recul dangereux » pour l’Union Africaine et « affaiblit sa crédibilité ».
Le M23 dans le même communiqué a expliqué que l’opération de neutralisation des drones « visait exclusivement des moyens militaires » et « n’a causé aucune perte civile ». Soutenu par Kigali et son armée, le M23 n’avait encore jamais mené de frappes à une distance aussi éloignée depuis sa résurgence en 2021.
Malgré la signature à Doha, de la déclaration de principes définissant les engagements pour un cessez-le-feu ente le M23 et Kinshasa, ainsi que la signature en décembre de l’accord dit « pour la paix et la prospérité » à Washington par la RDC et le Rwanda, les affrontements sur le terrain continuent toujours.

