Des hommes armés ont tué mercredi une vingtaine de personnes lors de l’attaque de villages dans l’Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria, dernières violences en date imputées à des bandes criminelles, ont déclaré deux responsables locaux.
Le nord-ouest et le centre du pays le plus peuplé d’Afrique sont depuis des années le théâtre de gangs criminels, appelés localement « bandits », qui attaquent les villages, volent le bétail, kidnappent et tuent les habitants.
Le secrétaire du district de Sauna, Alhaji Shehu Garba, précise que les attaques ont eu lieu dans cinq villages, et avance de son côté un bilan de 23 morts dont la plupart sont des agriculteurs.
« Huit personnes ont été tuées dans le village de Dangaya, huit autres ont également été tuées dans le village de Tudun Namali, et cinq à Marannai, une à Sauna et une à Dankamali, ce qui porte le nombre total de victimes à 23 », a-t-il indiqué.
Trois autres personnes blessées par balles ont été admises à l’hôpital général de Talata Mafara, avant d’être transférées à l’hôpital universitaire de l’Etat de Sokoto voisin.
La violence des bandits dans les Etats du nord-ouest et du centre du Nigeria n’est qu’un des défis auxquels sont confrontées les forces de sécurité, qui luttent également contre une insurrection jihadiste vieille de 17 ans dans le nord-est et contre les tensions séparatistes.
Dans le même Etat de Zamfara, des membres d’une bande criminelle ont enlevé plus de 40 personnes au cours du weekend, ont affirmé mardi à l’AFP un rescapé et un responsable des autorités locales.
Bien que les bandits soient motivés principalement par des gains financiers et sans idéologie affichée, leur rapprochement croissant avec les jihadistes suscite l’inquiétude des autorités et des experts.
Les bandits opèrent depuis des camps cachés dans une vaste forêt à cheval sur les Etats de Zamfara, Katsina, Kaduna ou encore du Niger


