Deux dirigeants du groupe nigérian Ansaru ont plaidé coupable lundi dans une affaire de terrorisme où ils font face à 32 chefs d’accusation, ont rapporté les médias locaux, concluant un rare procès de commandants jihadistes de haut rang.
Le pays le plus peuplé d’Afrique est en proie à une insurrection depuis 2009, dominée par Boko Haram et son rival l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), bien que des groupes plus petits comme Ansaru se soient également multipliés à travers le Nigeria.
Mahmud Muhammad Usman et son collègue commandant Mahmud al-Nigeri ont renoncé à leurs plaidoyers de non-culpabilité dans cette affaire, en cours depuis septembre 2025, selon l’Agence de presse étatique (NAN).
Le juge Emeka Nwite, de la Haute Cour fédérale, a infligé deux peines de réclusion à perpétuité à chacun des hommes, ainsi qu’une série de peines de 20 ans, a rapporté le média Premium Times, basé à Abuja.
Usman avait déjà plaidé coupable l’an dernier pour exploitation minière illégale, mais il contestait jusqu’à lundi les 31 autres chefs d’accusation, incluant des charges liées à la fabrication d’engins explosifs et de financement du terrorisme.
Le président du Nigeria Bola Tinubu a imputé l’enlèvement en mai d’écoliers dans l’État d’Oyo (sud-ouest), à Ansaru, un groupe dissident de Boko Haram connu pour opérer dans le centre du Nigeria, avec une extension vers le sud-ouest.
Le groupe a également été impliqué dans une massive évasion de prison en 2022 à Kuje, dans les environs d’Abuja, ainsi que dans une attaque contre un train reliant la capitale à Kaduna la même année.


