Site icon AFRIQUES

Nigeria : attaques jihadistes à Borno, et à Yobe, dix soldats et quatre civils tués

Au moins 14 personnes, dont 10 soldats, ont été tuées ce lundi dans plusieurs attaques contre des bases militaires dans le nord-est du Nigeria. Une information confirmée par plusieurs sources militaires et des habitants témoins de ces attaques.

En effet, les individus armés du groupe jihadiste Boko Haram et sa faction rivale l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont mené des attaques distinctes contre des bases dans l’État de Borno, et de Yobe.

Le porte-parole de l’armée dans la région, le lieutenant-colonel Sani Uba, a confirmé ces « attaques coordonnées » contre des bases militaires survenu ce lundi.

Notre source sécuritaire, sans préciser le nombre de personnes tués, indique que « les affrontements ont coûté la vie à certains soldats courageux et valeureux, dont un officier remarquable à Kukawa qui a payé le prix ultime ».

D’un autre, Ali Kaka, membre d’une milice anti-jihadiste soutenant l’armée, fait état du même bilan.

Ali raconte que les assaillants et les soldats ont échangé des tirs pendant trois heures, au cours desquels trois militaires et un milicien anti-jihadiste sont morts.

Par ailleurs,des membres présumés de Boko Haram ont attaqué au même moment Dalwa,une localité située dans le district de Konduga.

Shettima Isa Bukar, chef de la localité, révèle que cette attaque a causé la mort de deux soldats et de quatre habitants. Isa raconte que ces rebelles jihadistes ont incendié plus de 200 habitations avant de se retirer.

D’un autre côté, Manu Ibrahim, témoigne que dans l’État voisin de Yobe, des militants présumés de Boko Haram ont attaqué une base dans la ville de Goniri.

Il explique que les membres de ces groupes armés ont tué quatre soldats et incendié des bâtiments ainsi que des véhicules militaires.

Rappelons que les groupes Boko Haram et ISWAP ont récemment intensifié leurs attaques contre des bases militaires dans le nord-est du pays. Sept soldats et onze civils avaient été tués la semaine dernière lors de l’attaque d’ une base située dans la ville de Ngoshe, dans le district de Gwoza près de la frontière camerounaise.

Quitter la version mobile