Site icon AFRIQUES

Libye : les forces de Khalifa Haftar annoncent avoir libéré plusieurs de leurs soldats

Les forces du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, ont annoncé ce mercredi avoir libéré plusieurs de leurs soldats détenus dans le sud de la Libye. Des soldats capturés lors d’affrontements avec des groupes armés près de la frontière avec le Niger.

Dans un communiqué publié sur Facebook, le service de communication des forces armées de Haftar (LNA) indique que les forces d’élite « ont mené une opération militaire (…) à la frontière sud, au cours de laquelle elles ont pu libérer les soldats qui avaient été capturés à l’aube du 31 janvier lors de l’attaque terroriste perfide contre le poste-frontière d’Al-Toum ».

Le LNA explique par ailleurs que ces forces armées « se sont engagées dans de violents affrontements dans plusieurs endroits où ces groupes terroristes étaient basés », tuant certains d’entre eux, capturant d’autres et saisissant des véhicules, des armes et des munitions.

Il faut noter que « trois attaques simultanées » avait été menés début février par les forces pro-Haftar, notamment à Ouadi Al-Toum (Toummo) à la frontière avec le Niger, au point de contrôle de Ouadi Aboughrara et près de la passe de Salvador, une zone stratégique entre la Libye, le Niger et l’Algérie.

Lors de ces attaques attribuées par les forces libyennes à « des groupes de mercenaires et des gangs terroristes hors-la-loi », trois soldats avaient perdu la vie et plusieurs autres, dont le nombre exact n’a pas été précisé, avaient été capturés.

Fin janvier,un groupe d’hommes en tenue militaire, portant des armes et se présentant comme « des combattants et des révolutionnaires du sud », avait annoncé avoir pris le contrôle du poste-frontière d’Al-Toum en diffusant sur les réseaux sociaux une vidéo où ils accusent les forces de Haftar de « piller » les ressources de leur région.

Rappelons que 15 ans après la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye n’a toujours pas encore retrouvé sa stabilité et son unité. Le pouvoir est divisé en deux, une partie détenu par le gouvernement d’unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU, et la seconde détenu par les autorités parallèles à Benghazi situé à l’Est, contrôlées par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au sud du pays.

Quitter la version mobile