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Guinée : le gouvernement dissout 40 partis politiques, dont les trois principaux d’opposition

Quelques heures après le retour du président Doumbouya en Guinée, le gouvernement dissout entre vendredi et samedi 40 partis politiques, dont les trois principales formations d’opposition.

Cette décision a été officialisé à travers un arrêté du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation qui ordonne la dissolution des partis et le retrait du contrôle de leurs ressources.

Précisant que cette « dissolution entraîne la perte immédiate de la personnalité morale et du statut juridique des formations concernées ». Il faut également noter que cet arrêté interdit « toute activité politique » ainsi que l’usage des « sigles, logos, emblèmes et autres symboles distinctifs » associés à ces formations.

Par ailleurs, « les locaux abritant les sièges nationaux et les représentations ailleurs sont mis sous scellés » ainsi que les biens des partis qui sont placés sous « séquestre ».

Pour cause, le texte évoque « manquement à leurs obligations ».

En effet, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) de l’ex-président Alpha Condé et l’Union des forces républicaines (UFR) de l’opposant Sidya Touré sont les trois principaux partis politiques affectés par cette dissolution.

En réaction à cette décision, les mouvements représentant la société civile ont condamné ce samedi cette mesure.

Ibrahima Diallo, dirigeant du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), a réagi en déclarant que cet arrêté s’ajoute  » à une longue série de répressions », et « officialise une dictature désormais érigée en mode de gouvernance ». Pour lui, la Guinée s’enfonce dans une profonde incertitude.

Rappelons que cette dissolution vient s’ajouter à la restriction des libertés publiques et l’interdiction des manifestations.

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