Neuf marins ont été enlevés lors de l’attaque d’un chalutier au large des côtés gabonaises dans la nuit de samedi à dimanche, « a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué vidéo diffusé lundi par plusieurs media gabonais.
« Cette attaque, perpétrée par trois individus armés, a conduit à l’enlèvement de neuf membres d’équipage dont cinq ressortissants chinois et quatre indonésiens », déclare le chef d’état-major de la Marine nationale, Hubert Bekale Meyong. « Le chalutier IB Fish 7, battant pavillon gabonais, a été victime d’une attaque pirate alors qu’il menait une activité de pêche à environ sept milles nautiques au sud-ouest d’Ekwata, dans les eaux gabonaises », détaille-t-il, ajoutant que « six autres marins, de nationalités indonésienne, chinoise et burkinabè sont restés à bord du navire ».
Les autorités gabonaises ont localisé le navire avant de l’escorter vers le port de Libreville. Une enquête a été ouverte par le parquet de la capitale, a également fait savoir le ministère de la Défense. En février 2025, trois marins avaient été enlevés alors qu’ils se trouvaient également à bord d’un chalutier au large de Libreville.
Après cette précédente attaque, le consulat de France à Libreville avait rappelé à ses ressortissants qu’il fallait « éviter toute navigation de plaisance dans le Golfe de Guinée », notamment prisé par les amateurs de pêche ou par les touristes désireux de voir des baleines au large des côtes gabonaises.
Le golfe de Guinée – qui s’étend dans sa définition la plus vaste du Liberia à l’Angola – est au cœur de flux commerciaux en provenance ou en direction d’Europe, des Etats-Unis et d’Asie. Carrefour majeur des échanges d’hydrocarbures et de gaz, il jouxte tous les grands pays producteurs de l’ouest de l’Afrique.
Longtemps épicentre de l’insécurité maritime, cet espace maritime a enregistré une chute des actes de piraterie grâce aux efforts conjoints des pays côtiers et d’Etats européens.

