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Gabon : le gouvernement dément toutes tortures contre Sylvia Bongo et met en garde les médias

Après les déclarations portant sur une torture en détention formulé par l’ex-Première dame Sylvia Bongo dans une interview sur la chaîne française France 24, le ministre de la Communication du Gabon Germain Biahodjow a fermement démenti ce dimanche ces affirmations lors d’une conférence de presse.

Face à la presse ce dimanche, le ministre déclare que  » le gouvernement de la République récuse fermement les allégations diffamatoires » formulées par Sylvia Bongo Ondimba sur France 24, qui évoque des accusations de violences et de tortures lors de sa détention au Gabon après le coup d’état ayant renversé son mari Ali Bongo Ondimba.

Après cette réponse du gouvernement, Germain Biahodjow a profité de l’occasion pour mettre en garde les médias qui relaient de telles affirmations. Pour Biahodjow, il s’agit de « diffusion de contrevérités et de récits déformés, amplifiés par certains médias occidentaux qui, sans vérification suffisante, servent de relais à des campagnes de désinformation » contre le Gabon.

En ce qui concerne ces médias occidentaux, le ministre indique que le gouvernement gabonais « se réserve le droit de prendre les mesures nécessaires, y compris (…) suspendre leur droit de diffusion sur le territoire national ».

En effet, dans un entretien diffusé vendredi dernier par France 24, Sylvia Bongo a affirmé avoir été « enfermée dans le sous-sol de la présidence » et « torturée », et avoir assisté aux sévices infligés à son fils et à « d’autres personnes ». L’ex-première dame a affirmé qu’ »ils m’ont frappée, c’étaient des tortures physiques ».

Rappelons que Sylvia et Noureddin Bongo, installés à l’étranger depuis leur libération en mai 2025, ont été condamnés mi-novembre à 20 ans de réclusion criminelle, notamment pour détournements massifs de fonds publics.

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