Quelques semaines après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle du 15 mars, la cour constitutionnelle du Congo-Brazzaville a confirmé ce dimanche la victoire de Denis Sassou Nguesso réélu avec 94,90% des suffrages selon l’instance de validation des résultats.
Sassou Nguesso âgé de 82 ans est ainsi réélu pour un cinquième mandat après plus de 40 années cumulées à la tête du Congo Brazzaville.
Auguste Iloki, président de la cour constitutionnelle, à annoncé ces résultats au cours d’une audience publique tenue dans la nuit de samedi à dimanche. Il proclame que « ayant obtenu la majorité absolue des suffrages, Denis Sassou Nguesso est élu président avec 94,90% de suffrages, sur un taux de participation de 65,90% ».
Sassou Nguesso restera alors au pouvoir jusqu’en 2031.
Notons que dans le cadre de ces résultats, le candidat Dave Mafoula avait introduit une requête à la cour constitutionnelle réclamant l’annulation de l’élection. Requête qui a été rejetée par la cour constitutionnelle.
Alors que la cour constitutionnelle évoque une participation de plus de 65%, plusieurs journalistes avaient constaté une faible affluence dans les bureaux de vote à Brazzavill et les principaux partis d’opposition avaient également boycotté le scrutin, estimant que les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas remplies.
Deux figures de la présidentielle de 2016, le général Jean‑Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont encore aujourd’hui détenus après avoir été condamnés à 20 ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure » en 2018 et 2019.
Rappelons que Sassou Nguesso a dirigé le Congo de 1979 à 1992, au temps du parti unique, avant de reconquérir le pouvoir par les armes en 1997, après quatre mois de guerre civile à Brazzaville.
Selon la constitution actuelle, Sassou Nguesso ne pourra pas se représenter pour un nouveau mandat en 2031, soulevant l’inévitable question de sa succession.

