Site icon AFRIQUES

Centrafrique : le président Touadéra célébré pour ses deux mandats

President of the Central African Republic Faustin Archange Touadera attends a plenary session at the Russia-Africa summit in the Black Sea resort of Sochi, Russia, Thursday, Oct. 24, 2019. (Alexander Ryumin, TASS News Agency Pool Photo via AP)

La célébration du 9e anniversaire de l’investiture du président centrafricain Faustin Archange Touadéra dimanche a été l’occasion d’un appel à se présenter pour un troisième mandat à l’élection présidentielle prévue en décembre.

Une cohorte de partis politiques, associations et représentants de la société civile ont enchaîné les discours pour porter la candidature de leur « champion », « bâtisseur », et « père de la nation » lors de cette cérémonie officielle organisée par le gouvernement chaque année dans l’enceinte de l’Assemblée nationale à Bangui.

Une foule dense, en pagne blanc et bleu ou en T-shirt floqué de « Touadéra mon président » soufflait dans les vuvuzelas et applaudissait copieusement chaque intervention élogieuse sur le bilan de M. Touadéra à la tête de l’Etat.

Depuis plusieurs mois, les manifestations en faveur d’un tel scénario se multiplient dans le pays. Le ministre de l’Education et porte-parole de l’Union des forces de l’opposition, une plateforme depuis ralliée au régime au pouvoir, Aurélien Simplice Zingas a même remis une enveloppe de 2 millions de francs CFA au président, en contribution à ses frais de campagne électorale.

Le Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), qui milite pour un retour au texte adopté en 2016, a appelé à une « marche citoyenne et pacifique » vendredi notamment contre un troisième mandat du président Touadéra.

Dans un premier temps interdite, la manifestation a finalement été autorisée par le président. Des élections locales et municipales, par deux fois repoussées, doivent avoir lieu fin août.

Élu en 2016, M. Touadéra a été réélu en 2020 après un scrutin perturbé par des groupes armés rebelles et entaché d’accusations de fraude. Ses opposants l’accusent de vouloir rester président à vie depuis la nouvelle constitution votée par référendum en 2023 et qui l’autorise à se présenter pour un nouveau mandat.

Quitter la version mobile