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Cameroun : près de 3 millions de personnes menacé par l’insécurité alimentaire

Au Cameroun, de plus en plus de personnes ne mangent pas à leur faim alerte les ONG qui indique que l’insécurité alimentaire et nutritionnelle s’aggrave dans le pays.

Une situation qui s’explique non seulement par la pauvreté, les chocs climatiques répétés, la violence dans les régions anglophones et dans l’Extrême-Nord avec les déplacements de population et la hausse des prix mais aussi par la baisse drastique des financements de l’aide humanitaire qui représente un élément essentiel accentuant la crise.

Les autorités locales en accord avec les ONG ont révélé après une évaluation que dans les prochains mois environ 2,9 millions de personnes risques d’être affecté par l’insécurité alimentaire.

Les informations recueillies révèlent que les personnes les plus à risques sont les déplacés internes en raison de l’insécurité dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord. D’un autre côté, nous avons également les réfugiés venus du Nigeria ou de la Centrafrique, ainsi que les ménages les plus pauvres habitants dans les zone rurale et même en ville.

Le Docteur Aimé Gilbert Mbonda Noula, coordonnateur santé et programme pour la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Cameroun indique que derrière ces chiffres se cache des histoires individuelles et dramatique.

Il rapporte que « les équipes de la Croix-Rouge camerounaise ont rencontré une jeune dame qui se nommait Berthe qui était obligée de vendre ses draps pour nourrir ses enfants, (…) une autre mère, de six enfants, a fait savoir qu’elle était obligée de choisir lesquels de ses enfants elle allait nourrir par jour. Et elle était obligée de choisir les plus petits parce que, selon elle, c’étaient ceux qui pleuraient le plus ».

Par ailleurs, Gianluca Ferreira, représentant du Programme alimentaire mondial au Cameroun confie que même les ONG par faute de financement se retrouvent parfois obligées à faire des choix difficiles avant de secourir ces populations.

Elle explique que par manque de ressources « nous avons dû fermer cinq bureaux […] et en laissant beaucoup de personnes qui étaient assistées sans assistance. Pour vous dire, notre chiffre de planification pour l’année 2026 était de presque 600 000 personnes à assister, […] les plus vulnérables parmi les vulnérables. Et de ces 600 000, nous n’avons pu assister entre janvier et mars que 170 000, avec aussi des rations réduites. »

Une situation qui explique la détérioration du taux de malnutrition infantiles au Cameroun désormais sur la liste des pays subissant des crises humanitaires négligées.

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