Au Cameroun, le MRC, le parti de Maurice Kamto, a été interdit de tenir sa convention extraordinaire prévue ce samedi 29 novembre et qui avait pour objectif le renouvellement de son directoire. Maurice Kamto était le seul candidat au poste de président du parti, mais il n’a pu rallier le siège du MRC, bloqué qu’il a été, chez lui, par un important dispositif policier, de même par ailleurs que le siège du parti qui est resté interdit d’accès. Toute la journée, policiers et gendarmes en grand nombre étaient visibles tout autour du siège du MRC au quartier Odza. Sur la bretelle principale donnant sur le bâtiment, une barricade a été érigée par les mêmes forces de l’ordre.
Le siège du parti est ainsi resté fermé, interdit d’accès à quiconque. Les militants venus, eux aussi, en grand nombre des quatre coins du pays, étaient rassemblés par petits groupes dans les bars en face de leur siège. Le face-à-face entre ces militants et les forces de l’ordre a ainsi tenu jusqu’en fin d’après-midi, sans accrocs cependant.
Autre lieu, même ambiance, cette fois au quartier Santa Barbara où réside Maurice Kamto à une dizaine de kilomètres du siège du MRC. Les accès donnant à la résidence de l’ancien président du MRC étaient, eux aussi, contrôlés par un important dispositif policier.
Dans un communiqué publié dans la journée, le MRC a dénoncé ce qu’il a qualifié « d’encerclement permanent, illégal et sans motif de son président national ». Pour le MRC, Maurice Kamto est « soumis à un siège de fait… qui constitue une violation de la Constitution et des droits de l’homme ».
Le parti a aussi dénoncé une dérive autoritaire sans mandat légal ni décision de justice. Pour rappel, cette convention extraordinaire du MRC a été interdite par les autorités avec motif pour officiel « risque de troubles à l’ordre public ».

