Au moins 11 civils, majoritairement des supplétifs de l’armée, ont été tués lors d’une attaque de jihadistes affiliés à Al-Qaïda dans le nord du Burkina Faso, confient des sources locales et sécuritaires.
La junte du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir depuis septembre 2022 est confronté depuis une décennie aux offensives meurtrières de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique sur de larges pans de son territoire, en particulier dans sa moitié nord.
Malgré le soutien des milliers de « volontaires pour la défense de la patrie » (VDP), des supplétifs civils, « hier (mercredi), aux environs de 15H00, des terroristes lourdement armés et à bord de motocyclettes ont mené une attaque dans la commune de Bagaré »,a rapporté un habitant de cette localité.
Cet habitant explique que « les tirs ont duré plus d’une heure et les terroristes ont incendié plusieurs dizaines de boutiques, des véhicules et des motocyclettes « .
Une attaque qui a été revendiquée mercredi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda), qui dit avoir « pris le contrôle d’un poste militaire appartenant aux milices burkinabè », sans plus de détails.
Par ailleur, un autre habitant confirme cette information et indique que « les dégâts sont importants mais on déplore surtout les pertes en vie humaine dans les rangs des VDP, directement visés par les assaillants ».
Une source sécuritaire de cette région a confirmé que « le poste des VDP a effectivement été ciblé par les jihadistes mais la riposte a permis de mettre en déroute l’ennemi ».
Les populations présentes dans cette zone confient qu’avant l’attaque de mercredi, tous les habitants des villages environnants avaient été chassés par les jihadistes et trouvé refuge à Bagaré, qui sert de verrou entre Ouagadougou et le Nord.
Rappelons qu’en début de semaine, le ministère burkinabè de la Sécurité a annoncé le lancement de l’opération « WIBGA-2 » encore appelé « Épervier-2 » en langue locale. Une opération, qui vise à renforcer la sécurité sur l’ensemble du territoire, après les attaques coordonnées sans précédent chez son allié et voisin du Mali le weekend dernier.

