Site icon AFRIQUES

Algérie : vers la modification du système électoral algérien

Les députés examinent depuis ce lundi un nouveau projet de loi relatif à la refonte du système électoral local et national. Une proposition de révision profonde du système électoral algérien soutenu par le gouvernement et présenté par le ministre de l’Intérieur Saïd Sayoud.

Pour Saïd Sayoud, l’adoption de ce projet de loi marquera une étape importante pour moderniser et renforcer le cadre juridique et institutionnel de l’État. Selon le ministre de l’intérieur, ce projet vise « à ancrer les principes démocratiques et poser des bases juridiques et organisationnelles solides ».

En effet, le projet de loi s’attaque d’abord au fonctionnement de l’Autorité nationale indépendante des élections, l’ANIE. Pour le ministre de l’intérieur, une restructuration de cette institution devrait lui permettre de se consacrer pleinement à ses missions fondamentales.

Des propositions de modification il faut retenir que les tâches d’ordre logistique, autrefois attribuées à l’ANIE, seront désormais confiées au ministère de l’Intérieur. Autre modification majeure affecte les critères d’éligibilité pour les élections locales et nationales notamment la réduction du nombre requis de signatures. Outre ces nouvelles mesures, le scrutin législatif réunira désormais 150 et non 250.

D’un autre côté, le texte exige des candidats à l’élection l’obligation d’un certain niveau d’instruction afin de garantir un haut degré de compétence dans la gestion des affaires publiques.

Pour finir, les jeunes ayant moins de 40 ans devront réunir un quota réservé, au même moment, le quota des femmes est maintenu mais revu à la baisse, passant de moitié à 1/3 sur les listes de candidatures.

Le vote de ce projet de loi par l’Assemblée algérienne est prévu ce mercredi.

Quitter la version mobile