Ali Aoun, ancien ministre algérien de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, a été condamné lundi à cinq ans de prison et emprisonné pour des faits de corruption.
Alors qu’il comparaissait libre, Ali a été condamné par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger a assorti la peine de prison d’une amende d’un million de dinars, avec mandat de dépôt.
Le parquet avait requis 12 ans de prison ferme contre l’ancien ministre de près de 80 ans, qui dispose de 10 jours pour faire appel.
Mehdi Aoun, fils de l’ancien ministre, a également été condamné à six ans de prison ferme, ainsi que Abdelnour Abdelmoula, homme d’affaires considéré comme le principal accusé qui écope de 10 ans de prison ferme.
En effet, le procès portait sur l’affaire des opérations de cession de déchets ferreux et non ferreux jugées irrégulières au détriment d’Imétal, une entreprise publique.
Les investigations menées par la presse ont démontré des pratiques de favoritisme et des décisions contraires aux règles encadrant la gestion des biens publics.
Si d ‘autres anciens cadres du secteur de l’industrie ont été condamnés dans cette affaire, d’autres cadres cités dans la même affaire ont été relaxés faute de preuves. Il s’agit notamment de Charaf Eddine Amara, ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF) et du groupe public Madar, qui a été relaxé.
Rappelons que Aoun, ancien PDG du groupe pharmaceutique Saidal et ancien cadre supérieur au sein du ministère de l’Industrie, avait été nommé ministre de l’Industrie pharmaceutique en septembre 2022, puis ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique en mars 2023 avant d’être remplacé le 18 novembre 2024.

